♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ J'ai vu le jour dans une grande écurie éloignée des parfums de la ville.
Ma mère était une Paint Horse pure.
J'ai vite compris que ma naissance n'était pas désirée.
Éloïse me l'avait dit. Ma belle Éloïse...
Elle me disait que mon père s'était échapper de son paddock et qu'il avait été rejoindre ma mère.
Éloïse était très jolie. Les yeux marrons, les cheveux bouclés de couleur nuit. C'était grâce à elle que son père avait accepter de payer les frais de mon dressage. Le papa d'Éloïse m'avait toujours rebuter. Il était grand, trappu et la lèvre supérieur recouvert de poils épais.
Il ne m'aimait pas lui non plus. J'étais un imprévu. S'il aurait put, il m'aurait vendu au plus offrant. Il disait de moi que j'étais loin de la lignée de barils de ma mère, qu'il ne prendrait plus jamais un étalon Belge en pension...
Ma mère m'aimait parcontre. Elle était tellement jolie, elle avait de longues taches brunes sur son pelage blanc.
Éloïse me disait que je lui ressemblait. Que j'avais pratiquement la même robe.
Malgré son jeune âge - 10 printemps je crois - Éloïse avait beaucoup d'influence sur son père.
Quand j'eut atteint l'âge de me faire seller, elle insista pour que je commence mon entraînement.
Une femme dans la vingtaine commença à me "débourrer". Elle m'appelait sans cesse "Tom Boy", bientôt j'eut comprit que c'était mon nom. Elle était très douce, mais elle me disputait quand je ne l'écoutait pas. Elle n'était pas aussi jolie qu'Éloïse, mais elle avait deux grandes nattes qui descendait jusqu'à ces épaules. Elle s'appellait Mélodie. Éloïse me disait d'être gentil avec elle, j'essayais, mais elle était très déplaisante cette fille!
Elle commença à me mettre une barre de fer dans la bouche - qu'ils appelaient "mors". Une barre de métal froide et dure. Au départ, elle me la mettait pas longtemps, mais plus les lunes passaient, plus je devais endurer cette chose longtemps!
Et puis, il eut les tapis, la selle... Je détestais avoir ces machins sur le dos, mais je faisais mon doux puisqu'Éloïse me le demandait.
Mélodie avait même osé monter sur mon dos. Ces jambes me serraient les flancs. J'eut beau essayer de la faire tomber, elle restait là. J'eut bien vite compris que je devais faire comme les autres. Comme les grands chevaux.
Je détestais qu'elle m'amène dans le manège au début. Cependant, elle devenait très douce avec moi quand je l'écoutais. Bientôt j'eut commencé a apprécier ces moments entre ces clotûres.
Mélodie me montra aussi comment être atteller. Je n'aimais pas vraiment ça, puisqu'elle me mettait une bride qui me cachait les yeux. Elle disait que j'étais fort, que j'avais de bonnes pattes pour l'attelage.
Puis un jour, un homme venut me piquer l'encolure. Éloïse était là. J'étais dans l'allée et il y avait au moins 4 personnes qui regardait. Ma belle Éloïse me flattait le chanfrein, ces doigts semblait plus lourds que d'habitude. Mes yeux se fermèrent. Je me sentais léger, j'entendais la voix d'Éloïse qui me disait qu'elle pourrait me monter après. Après quoi?
Quand j'eut ouvert mes yeux, Éloïse se contenta de me dire que j'étais castré.
Je pouvais sentir l'odeur du sang. De mon sang. J'était cependant trop engourdi pour réagir, Éloïse me conduit à mon box et elle me cajola, comme elle en avait l'habitude.
Environ 7 lunes après ma castration, Mélodie me sella et elle me fit faire une randonnée. C'était la première fois que je me faisait monter avec d'autres chevaux. Éloïse montait une jument qui semblait avoir eut des éclaboussures sur elle. C'était une Appaloossa, je crois.
Puis, jusqu'à ce que l'Automne arrive, Éloïse me montait à tous les jours. Elle venait me voir quand le soleil se levait, elle me sellait, puis nous partions explorer les environs. Elle aimait me faire galoper, elle me disait qu'elle avait l'impression de voler.
Nous passions nos journées ensemble. Elle m'amenait m'abreuver à une rivière, pendant qu'elle mangeait ce qu'elle avait ranger dans son sac. Quelques fois, elle me donnait des carottes ou bien des pommes.
Puis nous revenions le soir, quand le soleil commençait à faire rougir les nuages. Éloïse me pansait longuement, en me racontant pleins d'histoires, elle me disait souvent qu'elle aimerait que l'été ne finisse jamais. Elle me chantait souvent des chansons douces, elle avait une très belle voix.
Dès que je l'entendais parler dans l'allée des box, je l'appelais pour qu'elle vienne me rejoindre. Elle sentait toujours bon. Un mélange d'avoine et de sucre je dirais.
Quelques fois, il lui y arrivait de monter d'autres chevaux. Mais elle revenait toujours me voir après pour me dire que j'étais son préféré. Moi aussi quelques fois, je me faisais monter par d'autres, mais j'étais toujours plus gentil avec Éloïse.
Son père m'avait monter une fois. Une seule. Éloïse m'avait supplié d'être gentil avec lui. Je l'ai fait, mais seulement pour elle.