? x-histoire-de-cheval-x ?

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Nouvelle histoire, rien à voir avec celle-ci. =)

Bien des hommes comtent leur histoire à travers des mots... Si les chevaux en étaient capables? Jamais, vous direz.

J'écris ce récit pour moi avant tout, je crois. Il fut un jour où j'ai réaliser que si mon cheval savait parler, il me raconterais son histoire...

Voici comment je l'imagine...

# Posté le vendredi 28 décembre 2007 22:44

Modifié le jeudi 23 avril 2009 19:53

[1]



J'ai vu le jour dans une grande écurie éloignée des parfums de la ville.

Ma mère était une Paint Horse pure.
J'ai vite compris que ma naissance n'était pas désirée.
Éloïse me l'avait dit. Ma belle Éloïse...

Elle me disait que mon père s'était échapper de son paddock et qu'il avait été rejoindre ma mère.

Éloïse était très jolie. Les yeux marrons, les cheveux bouclés de couleur nuit. C'était grâce à elle que son père avait accepter de payer les frais de mon dressage. Le papa d'Éloïse m'avait toujours rebuter. Il était grand, trappu et la lèvre supérieur recouvert de poils épais.

Il ne m'aimait pas lui non plus. J'étais un imprévu. S'il aurait put, il m'aurait vendu au plus offrant. Il disait de moi que j'étais loin de la lignée de barils de ma mère, qu'il ne prendrait plus jamais un étalon Belge en pension...

Ma mère m'aimait parcontre. Elle était tellement jolie, elle avait de longues taches brunes sur son pelage blanc.

Éloïse me disait que je lui ressemblait. Que j'avais pratiquement la même robe.

Malgré son jeune âge - 10 printemps je crois - Éloïse avait beaucoup d'influence sur son père.

Quand j'eut atteint l'âge de me faire seller, elle insista pour que je commence mon entraînement.

Une femme dans la vingtaine commença à me "débourrer". Elle m'appelait sans cesse "Tom Boy", bientôt j'eut comprit que c'était mon nom. Elle était très douce, mais elle me disputait quand je ne l'écoutait pas. Elle n'était pas aussi jolie qu'Éloïse, mais elle avait deux grandes nattes qui descendait jusqu'à ces épaules. Elle s'appellait Mélodie. Éloïse me disait d'être gentil avec elle, j'essayais, mais elle était très déplaisante cette fille!

Elle commença à me mettre une barre de fer dans la bouche - qu'ils appelaient "mors". Une barre de métal froide et dure. Au départ, elle me la mettait pas longtemps, mais plus les lunes passaient, plus je devais endurer cette chose longtemps!

Et puis, il eut les tapis, la selle... Je détestais avoir ces machins sur le dos, mais je faisais mon doux puisqu'Éloïse me le demandait.

Mélodie avait même osé monter sur mon dos. Ces jambes me serraient les flancs. J'eut beau essayer de la faire tomber, elle restait là. J'eut bien vite compris que je devais faire comme les autres. Comme les grands chevaux.

Je détestais qu'elle m'amène dans le manège au début. Cependant, elle devenait très douce avec moi quand je l'écoutais. Bientôt j'eut commencé a apprécier ces moments entre ces clotûres.

Mélodie me montra aussi comment être atteller. Je n'aimais pas vraiment ça, puisqu'elle me mettait une bride qui me cachait les yeux. Elle disait que j'étais fort, que j'avais de bonnes pattes pour l'attelage.

Puis un jour, un homme venut me piquer l'encolure. Éloïse était là. J'étais dans l'allée et il y avait au moins 4 personnes qui regardait. Ma belle Éloïse me flattait le chanfrein, ces doigts semblait plus lourds que d'habitude. Mes yeux se fermèrent. Je me sentais léger, j'entendais la voix d'Éloïse qui me disait qu'elle pourrait me monter après. Après quoi?

Quand j'eut ouvert mes yeux, Éloïse se contenta de me dire que j'étais castré.
Je pouvais sentir l'odeur du sang. De mon sang. J'était cependant trop engourdi pour réagir, Éloïse me conduit à mon box et elle me cajola, comme elle en avait l'habitude.

Environ 7 lunes après ma castration, Mélodie me sella et elle me fit faire une randonnée. C'était la première fois que je me faisait monter avec d'autres chevaux. Éloïse montait une jument qui semblait avoir eut des éclaboussures sur elle. C'était une Appaloossa, je crois.

Puis, jusqu'à ce que l'Automne arrive, Éloïse me montait à tous les jours. Elle venait me voir quand le soleil se levait, elle me sellait, puis nous partions explorer les environs. Elle aimait me faire galoper, elle me disait qu'elle avait l'impression de voler.

Nous passions nos journées ensemble. Elle m'amenait m'abreuver à une rivière, pendant qu'elle mangeait ce qu'elle avait ranger dans son sac. Quelques fois, elle me donnait des carottes ou bien des pommes.

Puis nous revenions le soir, quand le soleil commençait à faire rougir les nuages. Éloïse me pansait longuement, en me racontant pleins d'histoires, elle me disait souvent qu'elle aimerait que l'été ne finisse jamais. Elle me chantait souvent des chansons douces, elle avait une très belle voix.

Dès que je l'entendais parler dans l'allée des box, je l'appelais pour qu'elle vienne me rejoindre. Elle sentait toujours bon. Un mélange d'avoine et de sucre je dirais.

Quelques fois, il lui y arrivait de monter d'autres chevaux. Mais elle revenait toujours me voir après pour me dire que j'étais son préféré. Moi aussi quelques fois, je me faisais monter par d'autres, mais j'étais toujours plus gentil avec Éloïse.

Son père m'avait monter une fois. Une seule. Éloïse m'avait supplié d'être gentil avec lui. Je l'ai fait, mais seulement pour elle.

# Posté le vendredi 28 décembre 2007 23:23

Modifié le lundi 31 décembre 2007 13:59

[2]

Quand j'eut atteint mon troisième printemps, Éloïse me dit qu'il était temps que je partes. Que tous les chevaux allaient s'en aller eux aussi.

J'étais dans mon box depuis environ 3 jours. Elle n'était pas venue me voir durant cette période. Le palefrenier se contentait de vider mon box et de me donner de la nourriture. Il ne me parlait pas, lui. Je sentais qu'il y avait quelque chose de pas normal. Je croyais qu'elle était malade, que le palefrenier lui avait donner sa toux.

Éloïse avait 12 printemps quand ces parents ont divorcés. Elle était venue me voir avec des gouttes de pluie qui roulaient sur ses joues. Elle me répètait sans cesse que j'allais lui manquer, qu'elle allait faire de son mieu pour que je sois dans une belle famille. Elle pressait sa tête contre mon encolure, ses doigts serraient ma crinière pour s'y cramponner.

Puis, un matin où les chevaux pouvaient sentir le parfum d'automne, Éloïse me présenta à une dame. Elle était accompagnée de sa jeune fille. Elles avaient toutes deux la chevelure blonde. Elles étaient jolies, mais pas autant qu'Éloïse. Elles sentaient le chimique - l'eau de toilette. Éloïse me souffla d'être gentil. Alors, je le fis.

La dame me toisa du regard. Sa fille était un peu plus grande qu'Éloïse. Elle avait les yeux maquillés de bleu. Elle semblait gentille. Elle glissa ses doigts le long de mon chanfrein.

Éloïse leur disait que j'étais gentil, doux, que j'avais le pied sûr...Mais Il y avait un noeud dans sa voix. Comme une boule de tristesse. La dame demanda à me monter.

En selle, elle disait qu'elle n'était pas habituer à monter Western, qu'elle montait Classique. Je pouvais sentir qu'elle était nerveuse. Cependant, je restais gentil. Je faisais de mon mieux pour répondre à ses demandes. Je pouvais voir Éloïse du coin de l'oeil. Elle se tenait près de la clotûre du manège, à côté de la fille blonde.

Quand la dame me sortie du manège, Éloïse me prit par les rênes et elle me guida dans mon box. elle me souffla un " C'est beau mon grand..." Puis elle retourna discuter avec les femmes à la chevelure claire. Puis elle revenu me voir. Sa boule de tristesse explosa. C'était comme si de la pluie coulaient de ses yeux.

"C'est la seule chose à faire." disait-elle.

J'ai pressé ma tête contre son front. Ses mains glissaient le long de mes joues. Elle déposa un baiser entre mes naseaux. Ensuite, elle glissa sa main le long de mon encolure, elle se libéra de l'entreinte elle se cramponna a mes crins pour monter sur mon dos. Elle s'allongea, une joue contre mon garrot. Je pouvais sentir des gouttes glisser sur mon pelage. Elle entonna un chant, mais il n'était pas aussi beau qu'à l'habitude... Il était empli de tristesse...

# Posté le samedi 29 décembre 2007 13:36

Modifié le mardi 01 janvier 2008 18:47

[3]

Beaucoup de chevaux avaient quittés l'écurie. Certains d'entre eux n'allaient pas à de beaux endroits selon Éloïse.

Le matin de mon départ, elle m'avait brossé longuement. Elle avait prit soin de me mettre beau, sans épargné la moindre tache.

"Tu vas voir, tu vas être heureux." disait-elle."Ces gens-là sont riches, ils auront assez d'argent pour que tu vives dans le luxe."

Je ne comprenais pas ce qu'elle disait. Pourquoi allez vivre dans le luxe? J'étais très bien ici!
Puis les deux têtes blondes arrivèrent. Elles sentaient toujours le chimique. Éloïse me sortit de mon box, elle me fit traversé l'allée. Je pouvais entendre quelques chevaux piaffer dans leurs enclos. Certains me poussaient des cris d'adieu, mais je n'osais pas leur répondre.

Éloïse avait toujours cette boule de tristesse en elle. Ces yeux pétillants avaient perdus la lueur qui les faisaient si bien briller. Elle marchait la tête baissée, résignée.

Puis la jeune fille blonde s'empara de ma laisse. Elle me conduit tout près d'un camion. Devant moi se dressait une grosse cage qui sentait des chevaux inconnus, qu'ils appellaient un van. Elle voulait que je rentre la dedans, mais je restais immobile, figé par la peur. Plusieurs gens m'observait, le père d'Éloïse, le palefrenier, la dame blonde... Mais à quoi ils s'attendent?

"Viens Tom Boy, allez!" Insista t-elle en tirant sur la laisse. Éloïse alla la rejoindre. Elle glissa sa main le long de mon encolure et elle prit la laisse. Elle me fit entrer tout doucement dans le van, sous les yeux surpris de la jeune fille blonde.

"Adieu, mon beau..." Me murmura t-elle en déposant un dernier baiser entre mes naseaux. Elle quitta le van, puis ils refermèrent le pont et la porte, pour me plonger dans le noir.

Mes sabots cognaient les paroies qui ne faisaient que répondre en raisonnant des bruits métalliques. Je me suis mit à renacler, à tapper dans les murs, à hurler; Je venais de comprendre que je ne la reverrais plus.

J'entendis la voix d'Éloïse répondre à mon appel:
"Salut mon beau..."

Puis, je senti que le sol bougeait sous moi - le van roulait. Je me suis mis à crier plus fort, en espérant que l'engin s'arrête. J'arrivais à peine à voir des petits bouts de ciel à travers les fentes des murs. Il faisait chaud, j'avais peur.

Je voyais des bandes de paysages défiler par les petites fentes. J'avais du mal à garder mon équilibre; quelques fois le van rallentissait, accélèrait... Plus le temps passait, plus j'avais l'impression que mon calvaire n'allait jamais se terminer.

Pourquoi Éloïse m'avait-elle conduit dans un endroit pareil? Elle m'avait promis que j'allais être heureux!

Je me suis mis à respirer de plus en plus fort, de la sueur se dessinait sur moi. J'ai tamponner ma tête contre le mur en face de moi, fermant les yeux, suppliant que ceci ne soit pas vrai.

Puis, quand j'avais perdu tout espoir, les portes s'ouvrèrent, laissant une bouffé d'air frais rentrer dans le van. La petite blondinette entra dans le van pour me libérer, quand j'eut sortit, j'aperçu un monde nouveau.

# Posté le samedi 29 décembre 2007 21:46

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 18:04

[4]

Ce n'était pas comme avant, en rien. J'eut vite compris que je ne réalisais pas la chance que j'avais avant.

À ma nouvelle maison, il n'y avait pas un autre cheval que moi. Il y avait 2 bêtes qu'ils appellaient "moutons", deux autres "chèvres" et un "âne".

L'âne me ressemblait un peu, mais il n'avait pas la même odeur, il criait très bizarrement aussi. On me mettait en pâture avec lui.

J'avais du mal à savoir laquelle des deux blondes étaient ma maîtresse. Il y avait aussi un petit homme, plus petit qu'Éloïse, d'environ huit printemps. Il venait souvent me transférer de champs.

J'ai vite fait d'identifier leurs noms. La dame blonde s'appelait Diane, la plus petite Bridgette - ils l'appellaient Bridge quelquefois - et le garçon se nommait Bryan.

Éloïse m'avait dit qu'ils étaient riches, certes, ils l'étaient. Cependant, je n'étais du tout plus heureux que d'où je venais.

Bridgette était gentille parcontre. Elle me montait avec une selle classique. C'était beaucoup plus légers que les selles de chez Éloïse. Bridgette n'était pas aussi douce qu'Éloïse sur le mors. Elle me claquait souvent le mors dans la bouche pour rien.

Et on allait jamais loin. On restait toujours dans la cours de la maison. La cours était séparé en quelques parties pour les pâturages, mais elle était entourée d'arbres. J'avais l'impression d'être dans un monde clos, isolé de tout. Il y avait la barrière. Une grande barrière forgé par laquelle on pouvait voir une autoroute.

J'y avait déjà vu passé quelques chevaux, ils étaient sellés. Je les appelais, je criais de mon plus fort, mais il ne faisait que m'accorder un regard, pas la moindre réponse.

Diane s'occupait de moi, pendant que Bridgette et Bryan étaient partis - ils partaient pour l'école, qu'ils disaient. Elle me montait quelques fois, elle était plus vieille que Bridgette, mais elle était plus douce sur le mors. Elle disait souvent que Bridgette me rendais la bouche dure, que je cédais moins.

J'étais doux avec elles. Je ne les aimaient pas vraiment, mais j'espérais qu'elles puissent me ramener chez Éloïse. Je les laissais me brosser, me monter... Je fermais les yeux en essayant de me dire que c'était Éloïse qui me brossait. Ça ne marchais jamais, elles ne chantaient pas. Elles parlaient quelques fois, mais elles n'avaient pas la douce voix de ma belle Éloïse.

Quand l'hiver venu, ils me mirent dans une petite étable. Il y avait 4 box. Un pour moi, un pour l'âne, un pour les chèvres et le dernier pour les moutons.

Je détestais être près d'eux, enfermé, cloîtré entre ces quatres murs. Ils sentaient mauvais. Et quand Bridgette venait enfin me voir, elle était parfumé au chimique. Elle me parlait peu. Elle était silencieuse. Je n'arrivais pas à savoir ce qu'elle ressentais. Je ne savais jamais si elle était joyeuse, triste ou troublée. Pas comme Éloïse.

Quand l'hiver et le printemps cédèrent leur place à quelques rayons de soleil, je fut à nouveau dehors. Les autres aussi. Les jours passaient et se ressemblaient tous. Diane venait me porter à manger le matin et Bryan ou Bridgette venait me voir le soir.

Je n'avais jamais vu leur père. D'après ce que j'avais compris, il était ailleurs, pour un long moment. Personne ne semblait s'en plaindre.

# Posté le lundi 31 décembre 2007 17:14

Modifié le mardi 01 janvier 2008 18:53