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Quand j'eut atteint mon troisième printemps, Éloïse me dit qu'il était temps que je partes. Que tous les chevaux allaient s'en aller eux aussi.

J'étais dans mon box depuis environ 3 jours. Elle n'était pas venue me voir durant cette période. Le palefrenier se contentait de vider mon box et de me donner de la nourriture. Il ne me parlait pas, lui. Je sentais qu'il y avait quelque chose de pas normal. Je croyais qu'elle était malade, que le palefrenier lui avait donner sa toux.

Éloïse avait 12 printemps quand ces parents ont divorcés. Elle était venue me voir avec des gouttes de pluie qui roulaient sur ses joues. Elle me répètait sans cesse que j'allais lui manquer, qu'elle allait faire de son mieu pour que je sois dans une belle famille. Elle pressait sa tête contre mon encolure, ses doigts serraient ma crinière pour s'y cramponner.

Puis, un matin où les chevaux pouvaient sentir le parfum d'automne, Éloïse me présenta à une dame. Elle était accompagnée de sa jeune fille. Elles avaient toutes deux la chevelure blonde. Elles étaient jolies, mais pas autant qu'Éloïse. Elles sentaient le chimique - l'eau de toilette. Éloïse me souffla d'être gentil. Alors, je le fis.

La dame me toisa du regard. Sa fille était un peu plus grande qu'Éloïse. Elle avait les yeux maquillés de bleu. Elle semblait gentille. Elle glissa ses doigts le long de mon chanfrein.

Éloïse leur disait que j'étais gentil, doux, que j'avais le pied sûr...Mais Il y avait un noeud dans sa voix. Comme une boule de tristesse. La dame demanda à me monter.

En selle, elle disait qu'elle n'était pas habituer à monter Western, qu'elle montait Classique. Je pouvais sentir qu'elle était nerveuse. Cependant, je restais gentil. Je faisais de mon mieux pour répondre à ses demandes. Je pouvais voir Éloïse du coin de l'oeil. Elle se tenait près de la clotûre du manège, à côté de la fille blonde.

Quand la dame me sortie du manège, Éloïse me prit par les rênes et elle me guida dans mon box. elle me souffla un " C'est beau mon grand..." Puis elle retourna discuter avec les femmes à la chevelure claire. Puis elle revenu me voir. Sa boule de tristesse explosa. C'était comme si de la pluie coulaient de ses yeux.

"C'est la seule chose à faire." disait-elle.

J'ai pressé ma tête contre son front. Ses mains glissaient le long de mes joues. Elle déposa un baiser entre mes naseaux. Ensuite, elle glissa sa main le long de mon encolure, elle se libéra de l'entreinte elle se cramponna a mes crins pour monter sur mon dos. Elle s'allongea, une joue contre mon garrot. Je pouvais sentir des gouttes glisser sur mon pelage. Elle entonna un chant, mais il n'était pas aussi beau qu'à l'habitude... Il était empli de tristesse...

# Posté le samedi 29 décembre 2007 13:36

Modifié le mardi 01 janvier 2008 18:47

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