Un matin où le vent soufflait peu, Hubert apparu.
Avant son arrivée, j'entendais souvent Bridgette et Bryan en parler. Ils ne l'aimaient pas. D'après ce que j'avais cru en comprendre, il s'agissait de leur nouveau père. Où était passer l'ancien? Je l'ignorais, personne n'en parlait.
Quand je vu cet homme, il ne me paru pas méchant. Il était gros, très gros. Quand il m'a vu pour la première fois, la seule chose qu'il s'était contenté de demander, c'était mon prix.
L'été était présent, Bridgette et Bryan étaient en vacances, ils n'allaient plus à l'école. Je les appelais souvent, mais ils ne venaient pas me voir. Ils se contentaient de me regarder.
J'étais toujours dans une patûre, avec l'âne. Nous étions toujours ensemble.
Quelques fois, la famille organisait un "banquet". Pleins de voitures arrivaient dans la cours, pleins de gens en sortaient. Certains venaient me voir, mais jamais longtemps. Puis, ils repartaient, plus tard dans la soirée.
J'avais l'impression de faire parti du décor. Comme si l'on m'avait acheté uniquement que pour faire joli. On ne me montait plus.
Le maréchal ferrant venait me voir, à tous les deux mois. Lui, il me parlait. Il sentait bon les chevaux, il était doux. Bridgette était souvent là quand cet homme me travaillait les pieds. Elle regardait attentivement, elle posait des questions... Mais je savais qu'elle ne voulait que bien paraître, que quand ce monsieur serait parti, elle se contenterais de me renvoyer dans le patûrage et de m'y laisser... Seul avec l'âne.
Cet endroit m'était une réelle torture. Je me rapellais toujours ce qu'Éloïse m'avait dit, elle disait que je vivrais heureux et dans le luxe. C'était un mensonge. Certes, je ne manquais pas de nourriture, on ne me battait pas... Mais mon plus grand bonheur c'était d'avoir du contact avec les autres, que ce soit avec les humains ou bien les chevaux. Ici, on m'avait enlever les chevaux et les humains... Ils m'ignoraient.
C'est ainsi que s'écoula quatres longues années de ma vie. Je mangeais en patûre, on me changeais d'enclos, l'hiver venait et m'enfermait entre quatres murs jusqu'à ce que l'été revienne pour me condamner à manger, manger et manger. C'était une façon de passer le temps, je mangeais même quand je n'avais pas faim.
Puis, un été, le maréchal-ferrant venu. Comme le faisait si bien Bridgette, elle venue se pavaner devant cet homme, ventant à quel point j'étais doux, affectueux...
À ma grande surprise, il lui demanda si elle avait songer à vendre. Celle-ci riposta en demandant pourquoi devrait-elle me vendre. Il lui répondu que j'avais beau être affectueux et doux, que je grossissais à vu d'oeil, que c'était dangereux pour ma santé, que j'étais sur la limite pour commencer à faire des fourbures.
Celle-ci resta muette, elle quitta l'écurie sans saluer l'homme. Diane revenu avec celle-ci. La mère commença à discuter avec le maréchal. Bridgette semblait tendu. Comme si elle avait peur de se faire voler un jouet dont elle ne se servait plus.
Diane lui proposa des prix. Celui-ci répliqua qu'il allait parler de mon cas à quelques personnes qui pourraient être intéressés. Quand il quitta le domaine, Bridgette venu me brosser.
Peut-être venait-elle de réaliser qu'elle m'avait négligé? J'en doute fort.
Elle me disait des choses comme " Tu vas me manquer mon grand..."
Comment peut-on s'ennuyé de quelque chose dont on ne s'occupe pas?
Comme d'habitude, je me suis contenté d'être doux, de fermer les yeux et d'espérer. Je ne peux pas tomber à un pire endroit que celui-là. Du moins, je l'espère...
Avant son arrivée, j'entendais souvent Bridgette et Bryan en parler. Ils ne l'aimaient pas. D'après ce que j'avais cru en comprendre, il s'agissait de leur nouveau père. Où était passer l'ancien? Je l'ignorais, personne n'en parlait.
Quand je vu cet homme, il ne me paru pas méchant. Il était gros, très gros. Quand il m'a vu pour la première fois, la seule chose qu'il s'était contenté de demander, c'était mon prix.
L'été était présent, Bridgette et Bryan étaient en vacances, ils n'allaient plus à l'école. Je les appelais souvent, mais ils ne venaient pas me voir. Ils se contentaient de me regarder.
J'étais toujours dans une patûre, avec l'âne. Nous étions toujours ensemble.
Quelques fois, la famille organisait un "banquet". Pleins de voitures arrivaient dans la cours, pleins de gens en sortaient. Certains venaient me voir, mais jamais longtemps. Puis, ils repartaient, plus tard dans la soirée.
J'avais l'impression de faire parti du décor. Comme si l'on m'avait acheté uniquement que pour faire joli. On ne me montait plus.
Le maréchal ferrant venait me voir, à tous les deux mois. Lui, il me parlait. Il sentait bon les chevaux, il était doux. Bridgette était souvent là quand cet homme me travaillait les pieds. Elle regardait attentivement, elle posait des questions... Mais je savais qu'elle ne voulait que bien paraître, que quand ce monsieur serait parti, elle se contenterais de me renvoyer dans le patûrage et de m'y laisser... Seul avec l'âne.
Cet endroit m'était une réelle torture. Je me rapellais toujours ce qu'Éloïse m'avait dit, elle disait que je vivrais heureux et dans le luxe. C'était un mensonge. Certes, je ne manquais pas de nourriture, on ne me battait pas... Mais mon plus grand bonheur c'était d'avoir du contact avec les autres, que ce soit avec les humains ou bien les chevaux. Ici, on m'avait enlever les chevaux et les humains... Ils m'ignoraient.
C'est ainsi que s'écoula quatres longues années de ma vie. Je mangeais en patûre, on me changeais d'enclos, l'hiver venait et m'enfermait entre quatres murs jusqu'à ce que l'été revienne pour me condamner à manger, manger et manger. C'était une façon de passer le temps, je mangeais même quand je n'avais pas faim.
Puis, un été, le maréchal-ferrant venu. Comme le faisait si bien Bridgette, elle venue se pavaner devant cet homme, ventant à quel point j'étais doux, affectueux...
À ma grande surprise, il lui demanda si elle avait songer à vendre. Celle-ci riposta en demandant pourquoi devrait-elle me vendre. Il lui répondu que j'avais beau être affectueux et doux, que je grossissais à vu d'oeil, que c'était dangereux pour ma santé, que j'étais sur la limite pour commencer à faire des fourbures.
Celle-ci resta muette, elle quitta l'écurie sans saluer l'homme. Diane revenu avec celle-ci. La mère commença à discuter avec le maréchal. Bridgette semblait tendu. Comme si elle avait peur de se faire voler un jouet dont elle ne se servait plus.
Diane lui proposa des prix. Celui-ci répliqua qu'il allait parler de mon cas à quelques personnes qui pourraient être intéressés. Quand il quitta le domaine, Bridgette venu me brosser.
Peut-être venait-elle de réaliser qu'elle m'avait négligé? J'en doute fort.
Elle me disait des choses comme " Tu vas me manquer mon grand..."
Comment peut-on s'ennuyé de quelque chose dont on ne s'occupe pas?
Comme d'habitude, je me suis contenté d'être doux, de fermer les yeux et d'espérer. Je ne peux pas tomber à un pire endroit que celui-là. Du moins, je l'espère...
