Cela faisait plusieurs jours que ma mère et ma soeur n'étaient pas venues me voir.
Antoine venait vider mon box, il ne m'accordait pratiquement aucun regard.
S'il y avait quelque chose que je ne supportais pas, c'était bien d'être ignoré. À chaque fois que j'entendais quelqu'un traverser l'allée de l'écurie, je me précipitais devant ma porte et j'essayais d'attirer l'attention. Les gens n'osaient pas me regarder, ils baissaient les yeux sur le sol.
Il n'y avait que Furie qui me regardait. Elle semblait se rallier à ma cause. Quand j'hennissais, elle s'empressait de me répondre. Ce jeu fatiguait bien Antoine et Mistral ne l'appréciait pas plus.
Les jours passèrent, en étant pratiquement les mêmes. Jusqu'à ce que je revois enfin ma mère.
Elle était entrée dans mon box pour me saluer, elle passa un léger coup de brosse en entonnant un petit chant.
Elle n'était pas comme à son habitude. Il y avait un malaise entre nous deux. Puis, je me demandais pourquoi ma soeur n'était pas venue elle aussi.
Une femme que je n'avais jamais vu auparavant vint nous rejoindre cette journée-là. Elle appellait ma mère par son prénom; Émy.
Elle semblait la connaître, sans pour autant être son amie. Elle s'appellait Gabrielle.
Elle était élancée, les cheveux châtain clair et les yeux marrons. Elle esquissa un sourire en me voyant.
"Il est très beau." Déclara t-elle en me caressant les joues.
J'étais content de voir que ma mère amena ma selle et ma bride. Gabrielle me sella puis elle me sortit dehors.
C'était une journée nuageuse, mais j'étais très content d'enfin pouvoir sortir. Furie m'appella, mais je ne préfèrais pas répondre à son appel quand ma mère était là.
Gabrielle m'amena dans le manège puis elle me monta environ une heure.
Elle semblait être contente de moi. J'avais de l'énergie à revendre.
Elle me ramena dans mon box pour me desseller et me bouchonner. Ma mère la regardait agir attentivement.
"Pas de doute qu'il serait bien avec toi..." Dit ma mère à Gabrielle.
J'ai levé ma tête brusquement. Il y avait eu un déclic dans ma tête.
Ma mère songeait-elle à me vendre?
J'ai senti un frisson me traverser le corps entier.
Si c'était vrai, Laura était mon seul espoir. Je ne voulais pas perdre ma mère et ma soeur à la fois.
Mon soupçon se confirma un matin.
Ma soeur était là. Elle avait un truc sur sa jambe droite qui l'empêchait de marcher, ils appellaient ça un plâtre.
Gabrielle me fit avancer vers le van, mais je ne voulais pas y entrer. Je jettais des regards furtifs vers ma soeur..
Elle était assise sur une chaise roulante, les bras croisés contre elle, les yeux emplis d'eau.
Je m'étais mis à lever mes antérieurs pour essayer d'effrayer Gabrielle. Je faisais claquer la laisse en donnant des coups de tête pour essayer de me libérer.
Peu importe que ma mère soit là, je m'en fichais. Je voulais voir ma soeur, je savais qu'elle ne voulait pas me laisser partir.
Le visage de Laura était inondé d'eau, ses épaules tressautaient, elle poussait de petits gémissements.
Ma mère tentait de la rassurer, mais ma soeur répétait toujours la même chose:
"Je serai pas capable maman.. Je t'en suppli, laisse le ici, je te promets que je ne le monterai plus!"
Gabrielle tentait tant bien que mal de me contrôler, mais j'étais dans un état de panique.
Deux heures s'étaient écoulées et je n'étais toujours pas monté dans le van.
Antoine et ma mère tentait d'aider Gabrielle. J'étais fatigué, j'avais l'encolure trempée par ma sueur, mais je ne cédais pas.
J'ai su profiter d'un fraction de seconde pour que Gabrielle échappe ma laisse. Je m'étais alors diriger au triple galop vers Laura.
J'entendis des cris derrière moi, ma soeur avait ses bras contre sa tête, les yeux fermés, craignant le pire.
J'avais freiner brusquement devant elle. J'avais déposé ma tête contre la sienne.
Elle ouvrit les yeux, puis elle serra ma tête contre elle.
"On peut rien faire Automne...Montes dans le van! Je te jures que je vais revenir te chercher, vas y Frèrot!" Murmura t-elle à travers ses sanglots.
Je gardais ma tête plaquer contre elle, les yeux clos. Je respirais rapidement, puis je sentis de la pression sur ma laisse, Antoine tentait de me séparer d'elle. Je me suis éloigné à contre-coeur.
Ces paroles, c'est tout ce dont j'avais besoin. Je savais qu'elle m'avait pardonner, qu'elle savait que je n'avais jamais voulu lui faire de mal. Je savais que ma soeur tenait toujours à son frèrot.
Après deux minutes, j'étais embarqué dans le van.
Je savais que ma soeur ne m'abandonnerait pas.
Antoine venait vider mon box, il ne m'accordait pratiquement aucun regard.
S'il y avait quelque chose que je ne supportais pas, c'était bien d'être ignoré. À chaque fois que j'entendais quelqu'un traverser l'allée de l'écurie, je me précipitais devant ma porte et j'essayais d'attirer l'attention. Les gens n'osaient pas me regarder, ils baissaient les yeux sur le sol.
Il n'y avait que Furie qui me regardait. Elle semblait se rallier à ma cause. Quand j'hennissais, elle s'empressait de me répondre. Ce jeu fatiguait bien Antoine et Mistral ne l'appréciait pas plus.
Les jours passèrent, en étant pratiquement les mêmes. Jusqu'à ce que je revois enfin ma mère.
Elle était entrée dans mon box pour me saluer, elle passa un léger coup de brosse en entonnant un petit chant.
Elle n'était pas comme à son habitude. Il y avait un malaise entre nous deux. Puis, je me demandais pourquoi ma soeur n'était pas venue elle aussi.
Une femme que je n'avais jamais vu auparavant vint nous rejoindre cette journée-là. Elle appellait ma mère par son prénom; Émy.
Elle semblait la connaître, sans pour autant être son amie. Elle s'appellait Gabrielle.
Elle était élancée, les cheveux châtain clair et les yeux marrons. Elle esquissa un sourire en me voyant.
"Il est très beau." Déclara t-elle en me caressant les joues.
J'étais content de voir que ma mère amena ma selle et ma bride. Gabrielle me sella puis elle me sortit dehors.
C'était une journée nuageuse, mais j'étais très content d'enfin pouvoir sortir. Furie m'appella, mais je ne préfèrais pas répondre à son appel quand ma mère était là.
Gabrielle m'amena dans le manège puis elle me monta environ une heure.
Elle semblait être contente de moi. J'avais de l'énergie à revendre.
Elle me ramena dans mon box pour me desseller et me bouchonner. Ma mère la regardait agir attentivement.
"Pas de doute qu'il serait bien avec toi..." Dit ma mère à Gabrielle.
J'ai levé ma tête brusquement. Il y avait eu un déclic dans ma tête.
Ma mère songeait-elle à me vendre?
J'ai senti un frisson me traverser le corps entier.
Si c'était vrai, Laura était mon seul espoir. Je ne voulais pas perdre ma mère et ma soeur à la fois.
Mon soupçon se confirma un matin.
Ma soeur était là. Elle avait un truc sur sa jambe droite qui l'empêchait de marcher, ils appellaient ça un plâtre.
Gabrielle me fit avancer vers le van, mais je ne voulais pas y entrer. Je jettais des regards furtifs vers ma soeur..
Elle était assise sur une chaise roulante, les bras croisés contre elle, les yeux emplis d'eau.
Je m'étais mis à lever mes antérieurs pour essayer d'effrayer Gabrielle. Je faisais claquer la laisse en donnant des coups de tête pour essayer de me libérer.
Peu importe que ma mère soit là, je m'en fichais. Je voulais voir ma soeur, je savais qu'elle ne voulait pas me laisser partir.
Le visage de Laura était inondé d'eau, ses épaules tressautaient, elle poussait de petits gémissements.
Ma mère tentait de la rassurer, mais ma soeur répétait toujours la même chose:
"Je serai pas capable maman.. Je t'en suppli, laisse le ici, je te promets que je ne le monterai plus!"
Gabrielle tentait tant bien que mal de me contrôler, mais j'étais dans un état de panique.
Deux heures s'étaient écoulées et je n'étais toujours pas monté dans le van.
Antoine et ma mère tentait d'aider Gabrielle. J'étais fatigué, j'avais l'encolure trempée par ma sueur, mais je ne cédais pas.
J'ai su profiter d'un fraction de seconde pour que Gabrielle échappe ma laisse. Je m'étais alors diriger au triple galop vers Laura.
J'entendis des cris derrière moi, ma soeur avait ses bras contre sa tête, les yeux fermés, craignant le pire.
J'avais freiner brusquement devant elle. J'avais déposé ma tête contre la sienne.
Elle ouvrit les yeux, puis elle serra ma tête contre elle.
"On peut rien faire Automne...Montes dans le van! Je te jures que je vais revenir te chercher, vas y Frèrot!" Murmura t-elle à travers ses sanglots.
Je gardais ma tête plaquer contre elle, les yeux clos. Je respirais rapidement, puis je sentis de la pression sur ma laisse, Antoine tentait de me séparer d'elle. Je me suis éloigné à contre-coeur.
Ces paroles, c'est tout ce dont j'avais besoin. Je savais qu'elle m'avait pardonner, qu'elle savait que je n'avais jamais voulu lui faire de mal. Je savais que ma soeur tenait toujours à son frèrot.
Après deux minutes, j'étais embarqué dans le van.
Je savais que ma soeur ne m'abandonnerait pas.