L'hiver arriva rapidement et Bastien me mit en pension dans une autre écurie.
Il disait que puisque j'étais le seul cheval dans sa petite écurie, elle avait tendance à être plus froide. Puis, il avait de moins en moins de temps à me consacrer.
Je ne lui en voulait pas du tout, il était normal que mon ami ait d'autres préoccupations.
L'écurie où j'étais devait compter une quinzaine de chevaux.
Comme j'étais un étalon, on m'isolait des juments et hélas, il n'y avait que deux hongres dans cette écurie.
Je me retrouvais souvent dehors avec eux. L'un d'entre eux s'appelait Grammy, il était d'une robe claire, que les humains appelait "Palomino". Tandis que l'autre était complètement noir, du nom de Thunder.
Thunder était plus jeune que Grammy et moi, mais je m'amusais souvent avec lui.
On pouvait passer des heures à s'embêter, à faire fuire l'autre à l'autre bout du paddock...
Une jeune fille du nom de Bianca venait fréquemment s'occuper de nous. C'était la fille des propriétaires de l'écurie. Elle devait avoir l'âge de Laura, elle était plus grande qu'elle, elle avait les cheveux châtain clair et elle les réunissait souvent en deux tresses.
C'était elle qui nous donnait du foin le soir, ou bien qui nous rentrait dans nos box.
Bastien semblait bien la connaître, sans pour autant lui accorder une énorme attention.
Quand il venait me voir, il s'informait de comment j'allais, si j'étais gentil avec mes nouveaux copains...
De temps à autres, il prenait le temps de bien me brosser, de démêler tous mes crins et de huiler mes sabots.
L'hiver me parut bien long. Je n'aimais pas vraiment la neige et puis, Laura me manquait.
J'avais peur qu'elle ne m'oublit et que Bastien ne revienne pas me voir.
Une légère impression de découragement se faisait sentir en lui. J'avais peur qu'il abandonne notre rêve.
Puis, alors que le printemps revenait, la présence de Bastien se faisait de plus en plus rare.
J'avais cru entendre de la bouche de Bianca que celui-ci était retomber malade.
J'était inquiet. S'il ne guérissait pas, qui s'occuperait de moi? Qu'adviendrait-il de notre rêve?
Je sombrais dans l'oublie, j'en avais bien peur. Mes amis chevaux étaient tout ce qu'il me restait de vrai.
Bianca ne m'intéressait guerre. Elle était bien gentille, mais j'avais l'impression que s'elle était là, ce n'était que pour essayer de me faire oublier Laura. Comme s'elle était une remplaçante. Je préfèrais la fuire quand elle s'approchait trop de moi.
Je revis Bastien vers le début de l'été alors que j'étais dans le paddock avec mes amis.
Sa mère l'accompagnait, sans le lâcher d'une semelle.
J'avais peine à croire qu'on disait de lui qu'il avait été malade, je ne voyais aucun sine de faiblesse dans sa démarche.
Il vint me rejoindre dans le paddock, le seul endroit où sa mère n'irait pas.
Elle semblait dégoûté par les chevaux.
Mon vieil ami se mit à me murmurrer des choses aux oreilles. Il me disait qu'il avait entendu parler de Laura et qu'il croyait qu'elle essaierait de me retrouver.
Il tenait ma tête entre ses bras, sous les yeux ébahis de Bianca et de ses parents.
J'étais très distant avec eux et ils devaient être surpris de constater que c'était tout le contraire avec Bastien.
Mon ami m'avait terriblement manqué. J'étais content de voir qu'il allait bien.
De plus, les quelques mots qu'il m'avait dit m'avait suffit pour me regonfler d'espoir.
Bastien insita pour me seller, mais sa mère refusa catégoriquement.
Elle disait qu'il valait mieux qu'il soit prudent, qu'il devait faire attention, qu'il était encore fragile...
Il réussit tout de même à la convaincre de nous laisser partir seul en balade à pied.
Il marchait tranquillement à mes côtés, ne laissant parraître aucun sentiment dans son regard.
Puis il s'arrêta. Je fis de même.
Il souffla ces quelques mots:
"Libre. Peu importe ce qu'en pense les autres. Peu importe où on est."
Je me rappelais très bien de qui venait ces mots.
Il esquissa un petit sourire avant de monter sur mon dos.
Bastien me guidait avec la laisse qu'il avait accrocher au licou, de façon à les réunir en rênes.
Nous étions dans un sentier de randonnées à cheval et nous étions seuls.
Mon ami semblait content de pouvoir s'enfuir un moment de tout ce qui l'énervait au plus haut point.
Le soleil venait nous caresser avec ces doux rayons. On n'entendait que nos respirs, que mes bruits de pas à travers la forêt.
C'est à ce moment-même que j'eut compris quelque chose d'important.
Il ne manquait plus que Laura et nous étions à notre petit coin de paradis.
Nous n'avions pas besoin de s'enfuir à l'autre bout du monde, simplement de s'isoler quelques instants et nous y étions. Peu importe l'endroit, qu'il fasse froid ou chaud, mauvais ou beau...
Il ne manquait plus que ma soeur et notre rêve se réalisait.
Il disait que puisque j'étais le seul cheval dans sa petite écurie, elle avait tendance à être plus froide. Puis, il avait de moins en moins de temps à me consacrer.
Je ne lui en voulait pas du tout, il était normal que mon ami ait d'autres préoccupations.
L'écurie où j'étais devait compter une quinzaine de chevaux.
Comme j'étais un étalon, on m'isolait des juments et hélas, il n'y avait que deux hongres dans cette écurie.
Je me retrouvais souvent dehors avec eux. L'un d'entre eux s'appelait Grammy, il était d'une robe claire, que les humains appelait "Palomino". Tandis que l'autre était complètement noir, du nom de Thunder.
Thunder était plus jeune que Grammy et moi, mais je m'amusais souvent avec lui.
On pouvait passer des heures à s'embêter, à faire fuire l'autre à l'autre bout du paddock...
Une jeune fille du nom de Bianca venait fréquemment s'occuper de nous. C'était la fille des propriétaires de l'écurie. Elle devait avoir l'âge de Laura, elle était plus grande qu'elle, elle avait les cheveux châtain clair et elle les réunissait souvent en deux tresses.
C'était elle qui nous donnait du foin le soir, ou bien qui nous rentrait dans nos box.
Bastien semblait bien la connaître, sans pour autant lui accorder une énorme attention.
Quand il venait me voir, il s'informait de comment j'allais, si j'étais gentil avec mes nouveaux copains...
De temps à autres, il prenait le temps de bien me brosser, de démêler tous mes crins et de huiler mes sabots.
L'hiver me parut bien long. Je n'aimais pas vraiment la neige et puis, Laura me manquait.
J'avais peur qu'elle ne m'oublit et que Bastien ne revienne pas me voir.
Une légère impression de découragement se faisait sentir en lui. J'avais peur qu'il abandonne notre rêve.
Puis, alors que le printemps revenait, la présence de Bastien se faisait de plus en plus rare.
J'avais cru entendre de la bouche de Bianca que celui-ci était retomber malade.
J'était inquiet. S'il ne guérissait pas, qui s'occuperait de moi? Qu'adviendrait-il de notre rêve?
Je sombrais dans l'oublie, j'en avais bien peur. Mes amis chevaux étaient tout ce qu'il me restait de vrai.
Bianca ne m'intéressait guerre. Elle était bien gentille, mais j'avais l'impression que s'elle était là, ce n'était que pour essayer de me faire oublier Laura. Comme s'elle était une remplaçante. Je préfèrais la fuire quand elle s'approchait trop de moi.
Je revis Bastien vers le début de l'été alors que j'étais dans le paddock avec mes amis.
Sa mère l'accompagnait, sans le lâcher d'une semelle.
J'avais peine à croire qu'on disait de lui qu'il avait été malade, je ne voyais aucun sine de faiblesse dans sa démarche.
Il vint me rejoindre dans le paddock, le seul endroit où sa mère n'irait pas.
Elle semblait dégoûté par les chevaux.
Mon vieil ami se mit à me murmurrer des choses aux oreilles. Il me disait qu'il avait entendu parler de Laura et qu'il croyait qu'elle essaierait de me retrouver.
Il tenait ma tête entre ses bras, sous les yeux ébahis de Bianca et de ses parents.
J'étais très distant avec eux et ils devaient être surpris de constater que c'était tout le contraire avec Bastien.
Mon ami m'avait terriblement manqué. J'étais content de voir qu'il allait bien.
De plus, les quelques mots qu'il m'avait dit m'avait suffit pour me regonfler d'espoir.
Bastien insita pour me seller, mais sa mère refusa catégoriquement.
Elle disait qu'il valait mieux qu'il soit prudent, qu'il devait faire attention, qu'il était encore fragile...
Il réussit tout de même à la convaincre de nous laisser partir seul en balade à pied.
Il marchait tranquillement à mes côtés, ne laissant parraître aucun sentiment dans son regard.
Puis il s'arrêta. Je fis de même.
Il souffla ces quelques mots:
"Libre. Peu importe ce qu'en pense les autres. Peu importe où on est."
Je me rappelais très bien de qui venait ces mots.
Il esquissa un petit sourire avant de monter sur mon dos.
Bastien me guidait avec la laisse qu'il avait accrocher au licou, de façon à les réunir en rênes.
Nous étions dans un sentier de randonnées à cheval et nous étions seuls.
Mon ami semblait content de pouvoir s'enfuir un moment de tout ce qui l'énervait au plus haut point.
Le soleil venait nous caresser avec ces doux rayons. On n'entendait que nos respirs, que mes bruits de pas à travers la forêt.
C'est à ce moment-même que j'eut compris quelque chose d'important.
Il ne manquait plus que Laura et nous étions à notre petit coin de paradis.
Nous n'avions pas besoin de s'enfuir à l'autre bout du monde, simplement de s'isoler quelques instants et nous y étions. Peu importe l'endroit, qu'il fasse froid ou chaud, mauvais ou beau...
Il ne manquait plus que ma soeur et notre rêve se réalisait.