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L'hiver arriva rapidement et Bastien me mit en pension dans une autre écurie.

Il disait que puisque j'étais le seul cheval dans sa petite écurie, elle avait tendance à être plus froide. Puis, il avait de moins en moins de temps à me consacrer.

Je ne lui en voulait pas du tout, il était normal que mon ami ait d'autres préoccupations.

L'écurie où j'étais devait compter une quinzaine de chevaux.

Comme j'étais un étalon, on m'isolait des juments et hélas, il n'y avait que deux hongres dans cette écurie.

Je me retrouvais souvent dehors avec eux. L'un d'entre eux s'appelait Grammy, il était d'une robe claire, que les humains appelait "Palomino". Tandis que l'autre était complètement noir, du nom de Thunder.

Thunder était plus jeune que Grammy et moi, mais je m'amusais souvent avec lui.

On pouvait passer des heures à s'embêter, à faire fuire l'autre à l'autre bout du paddock...

Une jeune fille du nom de Bianca venait fréquemment s'occuper de nous. C'était la fille des propriétaires de l'écurie. Elle devait avoir l'âge de Laura, elle était plus grande qu'elle, elle avait les cheveux châtain clair et elle les réunissait souvent en deux tresses.

C'était elle qui nous donnait du foin le soir, ou bien qui nous rentrait dans nos box.

Bastien semblait bien la connaître, sans pour autant lui accorder une énorme attention.

Quand il venait me voir, il s'informait de comment j'allais, si j'étais gentil avec mes nouveaux copains...

De temps à autres, il prenait le temps de bien me brosser, de démêler tous mes crins et de huiler mes sabots.

L'hiver me parut bien long. Je n'aimais pas vraiment la neige et puis, Laura me manquait.

J'avais peur qu'elle ne m'oublit et que Bastien ne revienne pas me voir.

Une légère impression de découragement se faisait sentir en lui. J'avais peur qu'il abandonne notre rêve.

Puis, alors que le printemps revenait, la présence de Bastien se faisait de plus en plus rare.

J'avais cru entendre de la bouche de Bianca que celui-ci était retomber malade.

J'était inquiet. S'il ne guérissait pas, qui s'occuperait de moi? Qu'adviendrait-il de notre rêve?

Je sombrais dans l'oublie, j'en avais bien peur. Mes amis chevaux étaient tout ce qu'il me restait de vrai.

Bianca ne m'intéressait guerre. Elle était bien gentille, mais j'avais l'impression que s'elle était là, ce n'était que pour essayer de me faire oublier Laura. Comme s'elle était une remplaçante. Je préfèrais la fuire quand elle s'approchait trop de moi.

Je revis Bastien vers le début de l'été alors que j'étais dans le paddock avec mes amis.

Sa mère l'accompagnait, sans le lâcher d'une semelle.

J'avais peine à croire qu'on disait de lui qu'il avait été malade, je ne voyais aucun sine de faiblesse dans sa démarche.

Il vint me rejoindre dans le paddock, le seul endroit où sa mère n'irait pas.

Elle semblait dégoûté par les chevaux.

Mon vieil ami se mit à me murmurrer des choses aux oreilles. Il me disait qu'il avait entendu parler de Laura et qu'il croyait qu'elle essaierait de me retrouver.

Il tenait ma tête entre ses bras, sous les yeux ébahis de Bianca et de ses parents.

J'étais très distant avec eux et ils devaient être surpris de constater que c'était tout le contraire avec Bastien.

Mon ami m'avait terriblement manqué. J'étais content de voir qu'il allait bien.

De plus, les quelques mots qu'il m'avait dit m'avait suffit pour me regonfler d'espoir.

Bastien insita pour me seller, mais sa mère refusa catégoriquement.

Elle disait qu'il valait mieux qu'il soit prudent, qu'il devait faire attention, qu'il était encore fragile...

Il réussit tout de même à la convaincre de nous laisser partir seul en balade à pied.

Il marchait tranquillement à mes côtés, ne laissant parraître aucun sentiment dans son regard.

Puis il s'arrêta. Je fis de même.

Il souffla ces quelques mots:

"Libre. Peu importe ce qu'en pense les autres. Peu importe où on est."

Je me rappelais très bien de qui venait ces mots.

Il esquissa un petit sourire avant de monter sur mon dos.

Bastien me guidait avec la laisse qu'il avait accrocher au licou, de façon à les réunir en rênes.

Nous étions dans un sentier de randonnées à cheval et nous étions seuls.

Mon ami semblait content de pouvoir s'enfuir un moment de tout ce qui l'énervait au plus haut point.

Le soleil venait nous caresser avec ces doux rayons. On n'entendait que nos respirs, que mes bruits de pas à travers la forêt.

C'est à ce moment-même que j'eut compris quelque chose d'important.

Il ne manquait plus que Laura et nous étions à notre petit coin de paradis.

Nous n'avions pas besoin de s'enfuir à l'autre bout du monde, simplement de s'isoler quelques instants et nous y étions. Peu importe l'endroit, qu'il fasse froid ou chaud, mauvais ou beau...

Il ne manquait plus que ma soeur et notre rêve se réalisait.

# Posté le dimanche 13 avril 2008 10:27

Modifié le dimanche 13 avril 2008 11:50

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Les vacances d'été étaient recommencées lorsque j'étais revenu à la petite écurie de Bastien.

Bien que j'y étais le seul cheval, je ne me sentais pas délaissé.

Bastien avait eu l'autorisation de son médecin pour me monter. Même lorsqu'il ne l'avait pas, il venait tout de même me monter, alors il n'y avait pas d'énorme différence à mes yeux. Le seul changement était que nous n'avions pu à nous cacher des autres.

Le père de Bastien était souvent absent, mais sa mère semblait insister à toujours être près de son fils.

Elle ne m'aimait pas du tout. Étrangement, j'avais l'impression qu'elle me percevait comme une menace pour son garçon.

Puis, elle réapparut enfin.

Ma soeur. Ma seule et unique raison de vivre.

Je n'avais pas très bien compris comment elle était venue, mais elle était seule et il faisait nuit.

Elle s'était immissé dans mon box à l'inssu de tout le monde.

Je ne l'avais pas tout de suite reconnu. Dès que j'entendis le timbre de sa voix, j'eut compris que c'était bien elle.

"Tu m'as tellement manqué frèrot..." M'avait-elle murmurré en serrant ma tête contre sa poitrine.

Elle glissait ses doigts le long de mon encolure, tout en campant son front contre le mien.

Je sentis des gouttes glisser le long de mon chanfrein. Ces yeux débordaient de larmes, mais son sourire était large.

"J'avais bien faillit croire que je ne te reverrais jamais..." Me souffla t-elle avant de me relâcher.

Elle ouvrit la porte de mon box et elle jeta un coup d'oeil vers l'extérieur. Puis elle revenut rapidement en fermant la porte derrière elle.

Ces yeux se gonflèrent d'eau à nouveau.

Je ne savais pas pourquoi elle était si triste, mais je savais qu'elle avait besoin que je la console.

J'ai alors poser ma tête contre son épaule. Elle leva les bras vers mon encolure et elle cramponna ses doigts à mes crins. Elle se défit rapidement de mon étreinte.

"Je ne pourrai pas tenir ma promesse frèrot, pardonne moi..." Sanglota t-elle en s'éloignant de moi.

Je me suis de nouveau rapprocher d'elle. Je n'arrivais pas à croire qu'elle pouvait penser à renoncer à notre rêve.

Elle tendit sa main vers moi, mais elle se ravisa et elle la ramena contre elle.

"Je ne peux pas..." Laissa t-elle échapper en essuyant ces larmes.

Elle se mit à me flatter tout le long de mon corps avec insistance dans ses mouvements.

"Tu vas rester fort mon beau, tu vas voir, Bass va bien s'occuper de toi." Souria t-elle en tentant de retenir les larmes qui lui montaient aux yeux.

Elle glissa sa main dans son chandail pour en sortir un bout de papier qu'elle avait soigneusement roulé. Elle l'attacha à mon licou avant de s'éloigner de moi à nouveau.

"Au revoir frèrot..." Fit-elle en ouvrant la porte du box.

Quand elle s'apprêta a la refermer, je me suis empresser de repousser la porte pour sortir avec elle.

"Non, Automne, je ne peux pas t'emmener avec moi..." Fit-elle en essayant de prendre un air sévère.

Elle me saisit vivement par le licou et elle tenta de me ramener à mon box.

Je clouais mes sabots contre le sol alors qu'elle tirait de toutes ses forces pour me ramener dans l'écurie.

"Automne, ne rends pas les choses plus difficiles s'il-te-plaît!!" Grogna t-elle en fronçant les sourcils. " Je vais être en retard pour reprendre mon bus!"

Elle continua de tirer quelques minutes, puis elle s'épuisa. Elle lâcha prise et s'éloigna de moi pour mieux me regarder. Je pouvais la voir poser ses poingts contre ses hanches avec une mine boudeuse.

Elle laissa échapper un petit rire.

"C'est pas croyable comme tu peux être aussi têtu que moi!" Admit-elle en esquissant un sourire.

Elle s'approcha doucement vers moi et elle déposa un baiser entre mes naseaux.

"Quinze minutes. C'est le maximum de temps que je peux te monter si je ne veux pas rater mon bus..." Déclara t-elle avec un soupçon de tendresse dans la voix.

"Je te montes quinze minutes, pas une seconde de plus!" Fit-elle en se hissant sur mon dos.

Elle ne prit pas la peine de me seller, ou bien de me mettre ne bride. Elle me guidait avec ses jambes ainsi que son assiette.

Le soleil commençait à se lever. On profita de ses quelques minutes pour galoper à travers les sentiers. Mes jambes fouettaient l'herbe haute à grandes foulées. Ma soeur se penchait sur mon encolure, laissant mes crins lui caresser le visage.

J'avais encore la nette impression que je n'avais ici qu'une parcelle de notre petit coin de paradis.

J'aurais aimé que Bastien soit avec nous à ce moment-là.

Ces quinze petites minutes, j'aurais aimé qu'elles durent encore, mais je savais que ma soeur devait partir.

Elle me laissa dans mon box et elle m'embrassa avant de me quitter.

On y était presque. Notre rêve c'était presque réaliser.

# Posté le jeudi 17 avril 2008 21:05

-15-

Bastien ne s'était pas tout de suite aperçu de la présence du bout de papier sur mon licou.

Dès qu'il l'aperçut, il semblait réaliser ce qui c'était passé avant même d'ouvrir la lettre.

Il s'était assis dans un coin de mon box, silencieux. Ces yeux défilaient de gauche à droite en lisant les quelques lignes qui lui étaient dédiées.

Il poussa un profond soupir et il plia la lettre. Il gonfla de nouveau ses poumons, avant de déposer sa tête entre ses mains.

"Ils lui ont fait un lavage de cerveau..." Soupira t-il. "C'est pas croyable!"

Sa tête se releva alors et il posa ses yeux sur moi.

"Je savais qu'elle reviendrait pour toi..." Souffla t-il.

Son regard s'assombrit.

"Et dire que j'ai crut à ses histoires... Elle est aussi libre qu'un poisson dans un aquarium." A t-il grogné.

Il se releva et secoua ses pantalons. Il quitta mon box sans même me regarder.

J'ignorais le contenu de cette lettre, mais il était évident que notre rêve s'était perdu à travers la brume.

J'aurais aimé ne pas comprendre la situation, ne pas comprendre que c'était la fin, que je les avais perdus tout les deux...

Bastien continuait de venir me voir à chaque journée, mais il était toujours bref et distant.

J'avais passer l'été entier dans mon box à espérer que quelqu'un vienne me délivrer de cet enfer. Bastien ne se rendait pas compte de la torture qu'il m'infligeait. Il ne me montait plus, je ne galopais plus, je restais dans mon box... Malgré qu'il s'assurait que je ne manques pas de nourriture et que mon box soit bien propre, j'avais l'impression qu'il n'y avait pas un pire endroit pour moi.

Les journées étaient longues. Puis il m'avait laissé quelques semaines dans un petit champ sans même venir me voir. Il était partit "en voyage". Je me sentais bien seul, sans amis chevaux, avec seulement mon ombre comme compagnie.

Dans le creux de ma nuque s'accumulait de l'énergie qui se transformait en frustration. Je pouvais dépenser un peu d'énergie en courrant dans le petit champ, mais je me sentais captif, comme si j'étais enchaîner de la tête au sabots.

C'était pendant l'absence de Bastien que j'eut décidé que j'en avais assez.

J'avais sauter bien des barrières alors que Laura me montait, alors j'eut décider de faire de même.

Peu de chevaux auraient agis ainsi. Seulement, ailleurs ou ici, pour moi, peu importait.

Ils avaient peut-être abandonner notre rêve, mais moi, j'avais toujours cette soif de liberté.

Puis, Bastien allait s'apercevoir de mon absence que dès son retour, ce qui me laissait du temps pour m'en aller.

Peut-être existait-il vraiment, ce petit coin de paradis dont on m'avait tant parlé?

Je n'avais plus de maisons, plus de "chez moi"...

Puis j'avais perdu mes amis, ceux en qui j'aurais juré ma vie. Plus rien ne pouvait me retenir. Plus rien n'y personne.

Dès que j'eut franchit la barrière du champs, je m'étais précipité au tripple galop vers les petits sentiers de VTT.

J'étais très rusé, j'avais appris comment agir avec Laura. Dès que j'entendais un bruit de moteur, je me cachais. Puis je m'étais mit à longe la rivière comme je l'avais fait avec Laura, mais cette fois-ci dans le sens contraire.

J'avançais un pas après l'autre, une foulée suivant la précédente.

Les nuits, je me reposais, en m'isolant dans un coin où les feuillus étaient nombreux.

Puis, je faisais souvent de courtes escales dans des prairies, mais elles étaient loin de la vue des autres.

Je n'avais croisé aucun cheval.

Les jours passaient lentement. J'étais toujours sur les nerfs. Le moindre son me faisait sursauter.

Puis j'eut recommencer à couper dans les petits sentiers de VTT. J'ignorais toujours vers où j'allais, mais je me sentais libre, et c'était ce qui importait à mes yeux.

Au départ, j'aimais bien ce petit jeu, mais j'eut bien vite constater qu'être libre et seul, c'était aussi pire qu'être captif et délaisser.

Je finis par tomber sur un petit troupeau de chevaux. Ils étaient cinq, dont 3 hongres et 2 juments.

Quand ils m'avaient vus, ils semblaient effrayés. Comme ils étaient retenus dans un champs clotûrer, je restais de mon côté de la clotûre.

Il y avait une petite écurie près de nous et on pouvait également voir l'autoroute. Cependant, aucun passant ne semblait prêter attention à mon intrusion.

Le premier cheval qui s'avança vers moi était une jument grise pommelée. Elle avait la tête fine, ainsi que des jambes délicates. Elle s'approcha doucement vers moi, sans jamais me lâcher du regard. Elle semblait sûre d'elle, quoique méfiante.

Quand le soleil fut coucher, nous étions devenus amis. J'avais une facilité à me faire des amis, j'étais très poli pour un étalon. Puis les autres étaient venus faire connaissance un peu après. Les chevaux passaient la nuit dehors et j'en étais bien heureux.

Le lendemain matin, une grosse voiture entra dans la cours de l'écurie. Je m'étais alors empressé de me cacher dans le boisé qui longeait le champ. Je vis sortir un couple du gros engin rouge.

Ils ne semblaient pas s'être aperçu de ma présence.

Le couple semblait être dans la trentaine. L'homme se dirigea vers l'écurie, alors que la femme se précipita vers les chevaux.

Mes amis n'étaient pas très discrets. Ils regardaient tous dans ma direction, alors la femme fit de même.

Elle s'avança doucement vers le boisé en plissant les yeux. Elle sursauta quand elle s'aperçut de ma présence.

Elle m'invita à la rejoindre en claquant de la langue. Elle s'accroupit pour essayé de parraître moins imposante.

J'ignorais comment agir.

Peut-être voudrait-elle de moi?

Je suis sorti doucement du boisé, perplexe.

"Je te reconnais toi..." Murmurra t-elle.

Pourtant, elle ne me disait rien.

"Tu es le cheval de la petite fille qui avait fugué..."

Elle s'avança doucement vers moi. Je ne bougeais pas. Que je sois ici ou ailleurs, où serait la différence?

J'étais un étalon avec le coeur brisé, j'espérais seulement un peu d'amour.

Un peu comme celui que ma soeur m'avait jadis promis.

Désolée si les suites sont longues à venir, dès que j'atteins le quinzième commentaire, je m'efforce de continuer au plus vite. =)

# Posté le mercredi 23 avril 2008 20:04

Modifié le lundi 28 avril 2008 17:16

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Moi qui aurait jadis tout fait pour être libre, me voilà que j'accordais ma confiance à une parfaite inconnue.

Je sentais qu'elle était gentille, je le voyais à travers son regard. Elle avait hésité à s'approcher de moi, mais elle eut bien vite constater que j'étais doux.

Elle s'approcha doucement vers moi, jusqu'à ce que sa main atteigne mon chanfrein. Elle frotta longuement sa main contre ma tête.

J'ai fermé les yeux. J'ai alors senti un frisson me parcourir de tout mon corps.

De la tendresse. C'était ce qui m'avait tant manqué.

J'aurais pratiquement pu croire que c'était Laura qui me caressait. Ce ne fut que lorsque j'eut rouvert mes yeux que j'eut compris que ce n'était pas elle et que cette dame ne serait jamais Laura.

Son regard était empli d'empathie. Elle avait une chevelure longue et noire qu'elle avait ramassé en couette qui retombait sur un côté de sa poitrine. Ces yeux étaient foncés et sa peau avaient une teinte cuivrée.

J'eut sursauté quand j'entendu un claquement de porte.

C'était son conjoint qui sortait de l'écurie.

"Sarah, c'est à qui ce cheval?" Demanda t-il en venant nous rejoindre en jogguant.

Je me suis éloigné doucement d'elle.

"Je crois qu'il est à personne..." Souffla t-elle en ne me lâchant pas des yeux.

"Tu l'as trouvé comme ça?" S'étonna t-il.

"C'est lui qui nous a trouvé!" Corrigea t-elle. "Il a du sentir la présence des autres chevaux!"

"Ce n'est pas le cheval de la petite fugueuse?" Demanda l'homme.

"Je crois bien." Répondit-elle.

"Pourtant, dans les journaux, ils disaient..." Bafouilla t-il.

"Qu'ils l'avaient euthanasier." Complèta la jeune femme.

Elle s'approcha doucement vers moi, et elle se mit à caresser mon corps avec ces mains.

"Il ne semble pas s'être blessé." Conclut-elle.

"Que va t-on faire de lui?" Demanda l'homme.

"On a qu'à le garder et si quelqu'un le réclame, et bien, on leur redonnera." Répondut-elle vaguement.

L'homme alla lui chercher un licou dans l'écurie, que la femme me mit. Elle me conduisit alors dans l'écurie, pour me mettre dans un box.

Sarah entra les autres chevaux dans l'écurie.

Ils leurs prient quelques jours avant de se décider à plus me manipuler. Ils étaient un peu méfiant.

Sarah commença d'abord par tenter de me longer, bien que je ne m'en rappellais que vaguement, elle semblait être contente de moi.

Puis elle se décida à me monter.

Son conjoint lui avait demandé de ne pas aller trop loin, mais elle en avait fait qu'à sa tête.

Nous étions partis nous promener sur le bord d'un lac pendant près de deux heures.

À notre retour, le conjoint de Sarah n'eut pas le temps de la critiquer que celle-ci l'enterrait de paroles.

"Il est comme Faster!" S'emballa t-elle. "Je n'ai jamais vut un étalon aussi doux. Et si tu avais vu comme il galope bien! Il est vraiment doux de la bouche! C'est un vrai petit ange!"

Elle continuait de me venter pendant qu'elle me désellait dans l'allée. Mes autres amis chevaux semblaient me regarder jalousement.

Après cette fameuse balade, elle venait me monter à tous les jours. À toutes les fois, elle semblait encore plus satisfaite que notre précédente monte.

À chaque matin, elle se précipitait devant mon box, puis elle me carressait les naseaux.

Elle me disait à quel point je lui rappelais son tout premier cheval, que nous étions pratiquement identiques.

Son conjoint semblait bien m'aimer aussi, mais il avait beaucoup de travail à faire dans l'écurie.

Puis un matin, le couple entra dans l'écurie. Sarah mit beaucoup de temps avant d'aller me rejoindre.

"On ne peut pas faire ça!" Supplia t-elle à son ami.

"Sarah, ce n'est pas notre cheval et c'est le leur!"

"S'il s'est enfuit, c'est sûrement pour les bonnes raisons!" Rétorqua t-elle.

"Tu n'en sais rien." Coupa t-il.

L'homme tenait un journal dans la main. On avait lancé un avis de recherche.

J'étais triste et content à la fois.

Triste de penser que je quitterais Sarah, mais heureux de savoir qu'on ne m'avait pas oublié.

Ce ne fut que deux jours plus tard que Bastien venut.

Il était arrivé très tôt le matin, mais Sarah était déjà là. Je pouvais sentir qu'elle était triste.

Elle m'avait longuement brossé avant son arrivée.

J'ignorais comment réagir face à mon ami. Je m'étais contenté de lui faire face dans mon box.

Sa mère était près de lui, encore une fois.

C'était très silencieux dans l'écurie. Sarah se tenait près de Bastien, mais elle n'arrivait pas à prononcer un mot.

Son conjoint tentait de faire la discussion avec la mère de Bastien, mais celle-ci était très distante.

Le silence fut couper par un claquement de porte.

On vit alors entré dans l'écurie, deux femmes. L'une plus vieille que l'autre.

Ma mère et ma soeur. Bastien les avait appeller lorsqu'il était à ma recherche et lorsqu'elles avaient su où j'étais, elles voulaient venir me voir.

Cette fois-ci, je n'avais pas put m'empêcher de réagir.

J'ai poussé un hennissement et je m'étais mis à cogner dans la porte de mon box.

Laura ne regarda même pas Bastien, elle se jeta sur moi.

"Je suis désolée frèrot, je suis tellement désolée..." Me souffla t-elle.

Émy s'approcha doucement vers nous.

"Tu sais que ta psy n'aimerait pas savoir que nous sommes ici..." Souffla ma mère à Laura.

Celle-ci s'éloigna doucement de moi et elle enlaça Bastien.

"Merci." Lui murmurra t-elle à l'oreille.

Ma mère alla se présenter à Sarah et à la mère de Bastien.

Pendant ce temps-là, mes deux amis discutaient.

"Il s'est échappé par ma faute." S'excusa Bastien. "Quand j'ai lu ta lettre..."

"Non, ne dis rien!" Le coupa t-elle. "C'est de ma faute aussi. Je n'aurais pas dût vous abandonner comme je l'ai fait..."

Bastien lui sourit.

"Tu m'as manqué." Fit-il en l'enlaçant à nouveau.

Je me suis alors mit à cogner dans la porte de mon box, voyant qu'on ne me prêtait plus attention.

Laura et Bastien se mirent à rire et ils se retournèrent vers moi.

"On te doit des excuses frèrot..." Souffla Bastien.

"Tu l'appelles comme ça toi aussi?" S'étonna Laura.

"Ah, c'est vrai, je ne devrais pas, sinon tu serais ma soeur, c'est ça hein?" Lança t-il.

"Exactement!" Répondit elle en souriant.

"Surtout qu'un frère ne peut pas aimer sa soeur..." Souffla t-il.

"Et bien oui, il a le droit, regarde, Automne il m'aime!" Lança t-elle en posant un regard chaleureux vers moi.

"Je ne parlais pas de cette façon d'aimer..." Rougit-il.

Ma soeur le regarda avec un immense point d'intérrogation dans la figure. Le visage de Bastien se faisait de plus en plus rouge. Quand ma soeur eut enfin comprit, elle baissa les yeux sur le sol, n'osant plus le regarder.

"Crois-tu qu'on peut monter Automne?" Demanda Bastien pour changer de sujet.

Ils demandèrent à Sarah et celle-ci fut d'accord.

On me sella dans l'allée, ma soeur semblait emballée.

Elle me sortit à l'extérieur avec un gros sourire au visage.

Elle mit pied à l'étrier et elle se mit à me faire faire de petits cercles dans le champs.

Les autres étaient enlignés les uns à côté des autres près de la clotûre.

Après un quinzaine de minutes, on alla les retrouver.

Ma soeur demanda à Sarah pour aller faire une balade.

"Laura, tu insistes beaucoup je trouve!" Grogna notre mère.

"Mais non, c'est normal qu'elle soit contente de le revoir!" Fit Sarah en affichant un large sourire. "Mais j'aimerais bien que tu me le ramènes en tout cas!"

"Je ne fuguerai pas, c'est promis!" Jura ma soeur en riant.

Bastien se tenait près de sa mère et il ne prononçait pas un mot.

"Et toi, tu vas rester là sans rien dire?" Lui lança ma soeur.

Bastien regarda sa mère avec hésitation.

"Vous pouvez embarquez deux là-dessus?" S'étonna t-elle.

Ils se sont tous mit à rire.

Celle-ci regarda longuement son fils.

"S'il-te-plaît..." Supplia t-il.

"D'accord, mais n'allez pas trop vite!" Finit-elle par répondre.

Bastien monta sur mon dos, la selle était assez grande pour y acceuillir mes deux cavaliers.

On entra dans un petit sentier et les bruits de conversations des humains s'estompèrent pour laisser place au silence.

Mes cavaliers ne prononçaient pas un mot. On finit par rejoindre le lac où j'allais souvent avec Sarah.

"Nous y sommes." Déclara Laura.

"De quoi tu parles?" Demanda Bastien.

"De mon petit coin de paradis." Lui expliqua t-elle. "C'est un bel endroit et..."

Elle semblait hésité à continuer sa phrase.

"Et quoi?" Demanda Bastien.

"Je suis avec ceux que j'aime." Conclut-elle.

Un silence s'étira.

Ils mirent pied à terre.

Ils s'assirent sur le bord du lac, afin d'y laisser tremper leur pieds qu'ils avaient dénudés.

"Tu sais ce que je trouve le plus surprenant?" Demanda Bastien.

Ma soeur lui fit signe que non de la tête.

"Que tu puisses m'inclure dans ceux que tu aimes."

"Et pourquoi?" Demanda t-elle.

"J'avais commencé à croire que tu n'aimais que les chevaux." Plaisanta t-il.

Elle se contenta de lui sourire.

"On devrait rentrer avant qu'ils commencent à croire qu'on a fugué!" Déclara ma soeur en riant.

Quand nous étions arrivés, les adultes étaient tous réunit dans l'écurie.

Bastien et Laura avaient pris soin de me deseller, pour ensuite aller rejoindre les adultes.

Ils discutaient de mon cas.

Ils parvenirent à une entente.

Comme Bastien tombait quelques fois malade, sa mère préfèrait que je ne reste pas chez eux. Cependant, Émy disait aussi qu'elle n'avait plus les moyens de mettre un cheval en pension. C'est donc Sarah qui allait me garder. Par contre, Bastien et Laura pouvaient venir me monter quand bon leur semblait.

Ils étaient venus me voir pratiquement à tous les jours durant les vacances.

Mes deux amis s'étaient beaucoup rapproché. Ils étaient devenus inséparables.

Puis, quand l'école recommençait, ils venait à l'écurie les weekends.

Je ne pouvais pas demander mieux.

C'est ainsi que se termina ma vie. Nous étions enfin réunit, dans notre petit coin de paradis, le coeur en paix.

Nous avions enfin réussit.

# Posté le mercredi 30 avril 2008 17:26

Modifié le mercredi 30 avril 2008 19:18

/!\ Avis à tous /!\ #2

/!\ Avis à tous /!\ #2
S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t
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L'histoire d'Automne est déjà complétée.

Par contre, je n'ai nullement l'intention d'abandonner ce blog.

Je vais continuer à écrire mes histoires, mais j'ignore celle de quel cheval.

Alors, je vous offres ces options...

S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t
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'.Silver*___________________x'
'__________________________'
'Le hongre gris qu'avait Bastien._'
'__________________________'


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______________________________________________'|Mistral*____________________'
______________________________________________'_________________________W|'
______________________________________________'La jument haflinger du début.___.|'
______________________________________________'___________________________'


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_________________'|Furie*__________________________________|'
_________________'______________________________________W|'
_________________'La jument de couleur Isabelle qui était "troublée".<|'
_________________'________________________________________'



S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t E E S U i t
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-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Jusqu'à présent:
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------2 votes pour Silver
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------2 votes pour Mistral
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------4 votes pour Furie

Furie est la gagnante!

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# Posté le jeudi 01 mai 2008 17:10

Modifié le mardi 06 mai 2008 17:10