"Pourquoi elle aurait le droit de rester, elle! S'écria Laura bouillonnante en me pointant."
Automne était parti, il venait tout juste d'embarquer dans le van. On m'avait mise pour la première fois dans un box, chose que je n'appréciais peu mais que j'acceptais.
Les jours suivant l'accident avaient été pénibles pour Automne. Personne ne s'occupait vraiment de lui, celui-ci hennissait à chaque fois qu'un cavalier traversait l'allée des box. J'ignorais si c'était pour attirer leur attention ou pour implorer leur pardon.
"Chérie, je sais que tu as de la peine, mais on te l'a déjà expliqué... Souffla Émy au bord des larmes devant sa fille."
"Si je décide de la monter, vous allez la vendre j'imagine! Grogna celle-ci en tentant de se lever de son fauteuil. Elle tenta de peine et de misère de se lever, mais à chaque fois, ses fesses retombaient péniblement contre la chaise roulante."
Antoine était adossé contre le mur face à mon box, ces yeux ne me quittaient pas.
"Tu ne l'aimes même pas Antoine, s'emporta Laura en s'adressant à celui-ci. Tu la détestes et moi aussi! Alors vends-là!"
"J'ai un contrat d'un an avec le bureau de gestion des terres, lui répondit-il simplement. Je me dois de la garder au moins un an avant de la retourner."
Laura encaissa sa réponse comme si cela avait été un coup contre sa poitrine. Elle se pencha contre ses genoux et elle se mit à sanglotter.
"C'était mon cheval, vous n'aviez pas le droit de nous faire ça, hurla celle-ci en se relevant brusquement. Ces yeux semblaient s'attaquer à sa mère. C'était mon frèrôt, j'étais sa soeur..."
Celle-ci continua à râler les mêmes histoires, jusqu'à ce que sa mère l'entraîne en dehors de l'écurie.
Antoine s'avança lentement vers moi. Il voulut me caresser le chanfrein, mais j'eut tôt fait d'éviter sa main. Celui-ci resta un moment muet devant la porte de mon box. Puis il se résout à sortir de l'écurie lui aussi.
Je sentais que ma présence était de trop ici.
Je me contentais de vivre ma vie de la même façon que les autres chevaux de l'écurie, mais je n'avais pas à commencer à faire des belles façons à tout le monde.
Émy revenait à l'écurie quelques fois pour donner des nouvelles de Laura aux humains.
"Elle a commencé à être suivit par une psychologue... Cela fait trois scéances qu'elle a et elle ne lui a toujours pas adressé un seul mot. À la maison, elle me regarde à peine, ces réponses sont vagues... À l'école, ses professeurs m'ont dit qu'elle ne faisait que dessiner dans ses cartables. Ils m'ont donné les dessins et vous savez bien qui il représente..."
On pouvait voir qu'Émy était épuisée. La femme rayonnante que j'avais connue s'était transformé en une sorte de zombie. Ces traits de visage semblaient tirés, d'énormes cernes bordaient ses yeux, son teint avait pâlit...
Lors d'une de ces visites, elle s'était approché de la porte de mon box, sans vouloir m'aborder, simplement par innattention pendant qu'elle parlait aux autres humains. Si bien qu'elle s'était retrouvé adossé contre la porte de mon box. J'avais alors glissé ma tête sur son épaule. Celle-ci répondit naturellement à mon geste en caressant doucement ma joue.
Quand elle vit les yeux surpris des autres humains, elle comprit que ce n'était pas n'importe quel cheval qu'elle caressait. Elle se retira vivement de mon étreinte. Elle me fit face, elle semblait effrayée mais aussi étonnée.
"As-tu continué son dressage, demanda t-elle un peu bouleversé à Antoine."
"Non, ce n'est pas moi qui l'a commencé, répondit-il. Furie te reconnait, pas moi."
Émy mordit ses lèvres et elle avança doucement vers moi. Je ne bougeais pas d'un poil. Elle étira sa main contre mon chanfrein et j'eut accepter sa caresse.
"Tu devrais poursuivre le dressage, proposa Antoine. Elle a grandit dans sa tête!"
Émy me regarda incertaine. Elle pensait à sa fille, celle qui tourmentait toutes ces pensées jour et nuit. Comment Laura réagirait s'elle apprenait la nouvelle?
Mal, sans aucun doute.
"J'en parlerai à Laura, souffla celle-ci en déposant un baiser contre mes naseaux."
Automne était parti, il venait tout juste d'embarquer dans le van. On m'avait mise pour la première fois dans un box, chose que je n'appréciais peu mais que j'acceptais.
Les jours suivant l'accident avaient été pénibles pour Automne. Personne ne s'occupait vraiment de lui, celui-ci hennissait à chaque fois qu'un cavalier traversait l'allée des box. J'ignorais si c'était pour attirer leur attention ou pour implorer leur pardon.
"Chérie, je sais que tu as de la peine, mais on te l'a déjà expliqué... Souffla Émy au bord des larmes devant sa fille."
"Si je décide de la monter, vous allez la vendre j'imagine! Grogna celle-ci en tentant de se lever de son fauteuil. Elle tenta de peine et de misère de se lever, mais à chaque fois, ses fesses retombaient péniblement contre la chaise roulante."
Antoine était adossé contre le mur face à mon box, ces yeux ne me quittaient pas.
"Tu ne l'aimes même pas Antoine, s'emporta Laura en s'adressant à celui-ci. Tu la détestes et moi aussi! Alors vends-là!"
"J'ai un contrat d'un an avec le bureau de gestion des terres, lui répondit-il simplement. Je me dois de la garder au moins un an avant de la retourner."
Laura encaissa sa réponse comme si cela avait été un coup contre sa poitrine. Elle se pencha contre ses genoux et elle se mit à sanglotter.
"C'était mon cheval, vous n'aviez pas le droit de nous faire ça, hurla celle-ci en se relevant brusquement. Ces yeux semblaient s'attaquer à sa mère. C'était mon frèrôt, j'étais sa soeur..."
Celle-ci continua à râler les mêmes histoires, jusqu'à ce que sa mère l'entraîne en dehors de l'écurie.
Antoine s'avança lentement vers moi. Il voulut me caresser le chanfrein, mais j'eut tôt fait d'éviter sa main. Celui-ci resta un moment muet devant la porte de mon box. Puis il se résout à sortir de l'écurie lui aussi.
Je sentais que ma présence était de trop ici.
Je me contentais de vivre ma vie de la même façon que les autres chevaux de l'écurie, mais je n'avais pas à commencer à faire des belles façons à tout le monde.
Émy revenait à l'écurie quelques fois pour donner des nouvelles de Laura aux humains.
"Elle a commencé à être suivit par une psychologue... Cela fait trois scéances qu'elle a et elle ne lui a toujours pas adressé un seul mot. À la maison, elle me regarde à peine, ces réponses sont vagues... À l'école, ses professeurs m'ont dit qu'elle ne faisait que dessiner dans ses cartables. Ils m'ont donné les dessins et vous savez bien qui il représente..."
On pouvait voir qu'Émy était épuisée. La femme rayonnante que j'avais connue s'était transformé en une sorte de zombie. Ces traits de visage semblaient tirés, d'énormes cernes bordaient ses yeux, son teint avait pâlit...
Lors d'une de ces visites, elle s'était approché de la porte de mon box, sans vouloir m'aborder, simplement par innattention pendant qu'elle parlait aux autres humains. Si bien qu'elle s'était retrouvé adossé contre la porte de mon box. J'avais alors glissé ma tête sur son épaule. Celle-ci répondit naturellement à mon geste en caressant doucement ma joue.
Quand elle vit les yeux surpris des autres humains, elle comprit que ce n'était pas n'importe quel cheval qu'elle caressait. Elle se retira vivement de mon étreinte. Elle me fit face, elle semblait effrayée mais aussi étonnée.
"As-tu continué son dressage, demanda t-elle un peu bouleversé à Antoine."
"Non, ce n'est pas moi qui l'a commencé, répondit-il. Furie te reconnait, pas moi."
Émy mordit ses lèvres et elle avança doucement vers moi. Je ne bougeais pas d'un poil. Elle étira sa main contre mon chanfrein et j'eut accepter sa caresse.
"Tu devrais poursuivre le dressage, proposa Antoine. Elle a grandit dans sa tête!"
Émy me regarda incertaine. Elle pensait à sa fille, celle qui tourmentait toutes ces pensées jour et nuit. Comment Laura réagirait s'elle apprenait la nouvelle?
Mal, sans aucun doute.
"J'en parlerai à Laura, souffla celle-ci en déposant un baiser contre mes naseaux."